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30.07.2008
En ce moment,
je discute beaucoup avec Ti'con (son vrai nom est Monsieur Savane à cause de la barre industrio-patissière de Papy Brossard, bon… j'me refais pas hein ?).
Et ben on a des conversations à couteaux tirés. C'est passionnant !
J'ai même du mal à le suivre.

(photo de téléphone versatile très retouchée)
Sinon quoi d'autre ?
Bof… ch'uis tombé amoureux le week-end dernier… quelle connerie ! (ça fait 2 fois dans la même année : c'est louche).
Mais ça va, je suis fier de moi : je n'ai pas bougé le petit doigt. Faut que j'arrête de croire au bonheur : ce n'est qu'une illusion. J'ai bien géré le bouzin.
(et puis le docteur a dit que c'était très mauvais les émotions dans mon état).
Je parle à de moins en moins de gens. Ça me va. J'aime pas perdre mon temps inutilement.
Je suis de plus en plus seul : c'est une bonne chose. J'ai enfin accepté la solitude. Je progresse.
Mon rêve, c'est de vivre en ermite. J'y travaille (mais c'est dur).
Quoi d'autre ? Ben rien (sauf la vraie vie en vrai). Cool ! ça me repose. Ça me fait des vacances.

Wonderful Life – Nick Cave and the Bad Seeds
(faut attendre 40" avant que ça démarre vraiment)
00:59 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28.07.2008
Bon…
Pour une fois, je vais raconter ma vie.
Mais dans un but précis (sinon c'est pas rigolo).
J'aime bien l'été. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau. Ça ne change que quelques détails, finalement.
En été, mes parents semi-retraités de 68 ans (je suis d'une famille où on ne s'arrête jamais de travailler, jusqu'à ce que mort s'en suive) partent au minimum 6 semaines.
Je nourris le jardin, j'arrose le chat, je pisse au pied des tuyas (quel bonheur ! et pourtant je déteste les tuyas !), je passe les bataillons d'araignées au crible pour voir s'ils ne manquent de rien (c'est chiant les moustiques), je file mon gras de jambon aux hérissons, je fous la trouille aux pies qui colonisent tous les refuges (y'a même plus de moineaux ni de verdiers ! encore moins de mésanges et de rouge-gorges… monde de merde !), je papote avec les limaces, je cherche les orvets de mon enfance, j'écoute pousser l'herbe dont je prend grand soin (écologiquement parlant).
Bref, en été, la baraque de mes vieux c'est ma résidence secondaire. Et c'est super pratique ! C'est à 173 mètres de chez moi ! Le rêve !
J'y passe toute mes soirées. Le cerisier me raconte les 3 mats que je fabriquais gamin. Il me raconte aussi comment la vie va (pas de fruits en Sarkoland 2008 : merci mes humains compatriotes imbéciles fascisants ! je vous pisse à la raie et serai ravi de vous foutre un coup de taser dans le gras qui vous sert de cerveau : je sais que vous aimez ça).
[tiens ! une colle ! eheh ! un arbre, ça pousse en hauteur du bas ? du haut ? ou de partout en même temps ? Moi je sais : je me cogne maintenant la tête dans les branches que j'atteignais naguère en grimpant]
En été, je passe mes nuits à regarder la nuit. Sans aucun kéké pour la griser ou la néoniser.
Je n'ai plus besoin de «sortir». Je voyage. Et surtout, je profite enfin de mes nuits : plus besoin de personne à regarder comme à la télé. Le spectacle du jardin, la nuit, est tellement plus riche. La richesse n'est pas dans l'agitation, mais dans le mouvement.
Un mouvement qui me porte. Pas dans les sourires fugaces sans lendemains. Mais bien dans le détail, l'anecdote véritable et non falsifiée d'identité pseudo-humaine. (c'est dingue le nombre de furets de bobos parisiens qui se sont réfugiés ici : je crois en somme que j'accuse injustement les pies)
[pour les bobobos : une pie est un oiseau qui vole avec des plumes et des ailes, et un furet un prédateur sauvage avec des poils, je passe sur les détails sinon tu vas passer pour un con en soirée]
Tiens ! la chauve-souris est partie se coucher. J'l'aime bien cette chauve-souris : c'est une punk. Elle se lève à 2h13 avant le coucher du soleil (véridique !), se tape quelques apéros autour des érables, et puis avant minuit elle vole tout droit vers le sud pour rentrer bourrée au radar. Je lui donnerais peut-être le prénom de Josette un jour, si on fait plus ample connaissance.
Elle est raisonnable ce soir. Ou alors elle s'est trouvé un plan cul… ou un inédit de Paul Auster à lire… va savoir.
Et moi… ben moi je pose mon cul pendant des heures sur les marches qui descendent au sous-jardin. Et je réfléchis.
Je réfléchis la lumière de la Lune qui éclaire tout sous un autre jour. Et je vois que je réfléchis trop.
Alors je vais essayer de retrouver celui que j'étais avant : je vais aller réfléchir plus souvent. Pas devant un écran.
Pas pour écrire des conneries bucoliques sur un clavier crasseux de clopes. Et surtout pas avec des gens humains.
Mais pour dessiner quelques contours en accord avec mes desseins.
Je vais arrêter d'être ce que je ne suis pas, pour mieux repartir à la recherche de ce que je ne suis pas.
Sinon je m'ennuie. (et nan je ne raconterai pas des trucs drôles et amusants ! c'est chiant !)

A Forest – Nouvelle Vague [The Cure]
04:34 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Une très belle chanson
(ok, je sais, c'est toupourripaglamour)
Mais je suis sérieux (t'façon, je suis toujours trop sérieux, même quand je déconne).
C'est vraiment une très belle chanson. D'une belle beauté intérieure comme on dit comme un con pour une fille moche, par exemple.
Moi, la beauté intérieure, c'est ce que je préfère.
Le reste n'est que marées, zincs et moustaches.
Mais je suis toujours trop sérieux : «Le lendemain, vers 7 heures, le menuisier Michel Legrand d’Audinghem, découvre Raoul pendu à une poutre d’une maison en construction non loin de la sienne».
C'est pour ça que je ne drague plus, en eaux troubles de surcroît.
02:18 Publié dans Des muses et des hics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2008
Tu passes quelques fois souvent ici
en te demandant si j'ai écrit une nouvelle chose réchauffée (j'ai plutôt les idées fixes).
À vrai dire, j'ai pas envie de faire savoir des choses intéressantes, ni drôles. Encore moins de raconter ma vie.
Nan. Ça m'amuse pas.
J'avais dit que je finirai la déco de ce blog (2-3 coups de peinture), et surtout de le rendre moins con.
Je me trompais. Je n'aime pas ce blog, alors pourquoi me faire chier ?
Ce blog est pour moi un déversoir. Un lieu où j'ai loisirs de faire ce que je ne fais nulle part ailleurs. Un défouloir.
Un sac à vomis en mal de mer, un pot de chambre de nuits froides, un crachoir à glaires : il n'est pas fait pour être joli, sympathique ni intéressant. Et surtout pas un moyen de communiquer (je connais bien les blogs, merci).
Il n'est que l'envers du miroir dans lequel je me donne à voir. Et c'est bien là le sujet.
Je n'aime pas ce blog et c'est bien ce pourquoi je l'ai créé : pour te regarder. Non par perversité, ni même encore par prétention cynique d'ethnologie. Non.
C'est que ton regard m'intrigue. Plus je désoriente mon discours, plus j'y déverse l'âpreté, plus j'y cultive le non-sens voire l'insensé, plus j'y brûle la réalité au contact de rêves présumés, et plus tu me lis. Tu espères ? Quoi ?
Tu guettes un rayon de lumière peut-être. Ici un trait coloré qui te fera sourire, là par ailleurs une idée dorée.
J'admets : personne n'est parfait, surtout pas moi. Il est notoire et revendiqué (sinon quel intérêt ?) que je m'égare éventuellement parfois souvent ici.
Mais je le redis : je n'aime pas ce blog, et je n'ai pas l'intention de l'aimer. Il ne restera que mon cul de basse fosse, mon nez restant occupé en priorité à humer alentour (et à se fourrer un peu partout d'ailleurs).
Il demeurera en cette ligne tant que j'aurai encore besoin d'émettre les questions que je n'ai pas résolues. Le reste n'a pas besoin d'être raconté ici. C'est bien à ça que sert la plupart des blogs, non ? (je connais bien les blogs… merde ! je l'ai déjà dit !) Moi je trouve ça rigolo.
Pour m'explorer dans ton regard (je préfère être honnête).
Bisou (on n'est pas des bêtes non plus !).
[j'ai pas réussi à faire mon choix, entre 3 possibilités]

Guess Who's Coming To Dinner – Black Uhuru (des p'tits cathos fondamentalistes homophobes anti-avortement, nonobstant)

Who Are You ? – The Who

Who Is He ? – Bill Withers

02:13 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.07.2008
Putain c'que chuis crevé bordel
22:36 Publié dans Des muses et des hics | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Pisser sur les bogues de glands encore verts
(je sais, d'autant qu'on me le dit souvent, que mes mots sont chiffonnés, ramelonchlés comme une étiquette de slip au dire de mon exo-picardesque maternelle – comme s'il fallait nous expliquer qu'il ne faut pas repasser les slips, ni les mettre à laver dans un rond barré d'une croix)
Alors je me déproitaille (en niquant mes cols de chemise) et frappe, de mes poings rageurs, ma poitrine offerte, nue, au ciel dément déchiré d'astres furieux et d'éclairs vifs comme autant d'assassins aux rasoirs acérés comme les ires de l'Enfer.
Quel est ce stratège démoniaque, qui glisse quelques centimètres carrés de haine polyamide dans la raie de mon cul ?
(t'as vu ? je parle comme une gonzesse : c'est fastoche, il suffit de couper les étiquettes)
Mais c'est pas ça que je voulais dire, en fait.
Plouf plouf, on recommence.
Ce soir, l'atmosphère était lourd d'humidité, et pourtant le vent léger.
Ici une trotue de Clafiornie qui gazouille dans les douves du chateau dont on ne sait pas qui, là un orvet qui fait sa crotte tranquillou sous les pieds, un piaf mal poli qui éructe, encore ailleurs un gens qui fait du sport parce qu'il aime être beau.
Et puis un p'tit apéro entre compères, sous des arbres qui font des feuilles (j'attache une extrème importance aux petites choses).
Et merde ! envie de pisser ! (c'est con la bière !)
Et là… le bonheur ! que dis-je ? l'absolu revenu au parcage des êtres humains ! Encore plus : une révélation. La faïence de Villeroy & Boch, l'azur de Harpic, la pureté de Javel…
Et ? Et si tout n'était que mensonge ?
Tirer un brin contre le tronc d'un jeune chêne sur le parking d'un parc départemental au son de cors de chasse réunis en assemblée triviale. Ben c'est quèque chose !
Ça c'est un truc digne d'un super flim ! Comme Matrix ou Sur la route de Madison, par exemple – je passe sur les divertissements moins connus pour abréger.
Mais cette année n'est pas une année à fruits. Je confirme : je regarde où je pisse.
(je cherche une chanson pour aller avec mes boutades, ou pas)

Burn it in blue – Caetono Veloso & Lila Downs [BOF Frida]
01:55 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.07.2008
Bon…
Manifestement et contre toute attente (de ma part), force est de constater que ce con de blog perdure.
C'est pas du tout ce que j'avais prévu au départ, mais la réalité est bien là. Fatale (mais on n'est pas à l'abri d'un coup de sang contre petit gadget sans importance ici : ouf !).
Donc.
Ben va bien falloir que je la finisse cette déco ! (fait chier)
Et par ailleurs, en l'occurrence, rendre ce blog un peu moins con (et merde !).
Moralité : les filles, c'est pas des mecs bien (saletés ! elles me font bosser !). Du coup je vais me venger : je vais poser des tas de questions chiantes (on est pas au village des Shtroumpffs ici). Gnark !
Une première qui compte pour du beurre, juste pour s'échauffer : si tu recules quand j'avance, comment veux-tu ?
(on fête 68, oui ou non ?)

Âme debout – Catherine Ribeiro
Et ainsi deuxième question sans beurre maintenant, première pour de vrai pour causer par conséquent : c'est quoi l'air du temps ? qu'est-ce qui est contemporain ? à quelle vitesse se déroule le temps ? quoi d'aujourd'hui te fais plus vibrer qu'hier à part le mythe de la nouveauté et l'illusion du présent ? c'est quoi un nouveau jour qui se lève à part de propres promesses qui n'excèdent jamais le rêve confessé ou secret ? (celle qui répond le cul ou les dominos, ou quiconque montre un daguerréotype de dieu du stade, propose un truc cool qui vient de sortir, un sujet de journal prétendu engagé, passe son tour : je ne suis pas cynique, moi)
C'est une vraie question (qui m'obsède et que j'aimerais savoir ce que t'en penses) à propos d'ontologie et de gestalt. (pardon de m'excuser des gros mots : j'aime pas l'existentialisme qui se branle le haricot)
02:09 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note