01.07.2008
Bon…
Manifestement et contre toute attente (de ma part), force est de constater que ce con de blog perdure.
C'est pas du tout ce que j'avais prévu au départ, mais la réalité est bien là. Fatale (mais on n'est pas à l'abri d'un coup de sang contre petit gadget sans importance ici : ouf !).
Donc.
Ben va bien falloir que je la finisse cette déco ! (fait chier)
Et par ailleurs, en l'occurrence, rendre ce blog un peu moins con (et merde !).
Moralité : les filles, c'est pas des mecs bien (saletés ! elles me font bosser !). Du coup je vais me venger : je vais poser des tas de questions chiantes (on est pas au village des Shtroumpffs ici). Gnark !
Une première qui compte pour du beurre, juste pour s'échauffer : si tu recules quand j'avance, comment veux-tu ?
(on fête 68, oui ou non ?)

Âme debout – Catherine Ribeiro
Et ainsi deuxième question sans beurre maintenant, première pour de vrai pour causer par conséquent : c'est quoi l'air du temps ? qu'est-ce qui est contemporain ? à quelle vitesse se déroule le temps ? quoi d'aujourd'hui te fais plus vibrer qu'hier à part le mythe de la nouveauté et l'illusion du présent ? c'est quoi un nouveau jour qui se lève à part de propres promesses qui n'excèdent jamais le rêve confessé ou secret ? (celle qui répond le cul ou les dominos, ou quiconque montre un daguerréotype de dieu du stade, propose un truc cool qui vient de sortir, un sujet de journal prétendu engagé, passe son tour : je ne suis pas cynique, moi)
C'est une vraie question (qui m'obsède et que j'aimerais savoir ce que t'en penses) à propos d'ontologie et de gestalt. (pardon de m'excuser des gros mots : j'aime pas l'existentialisme qui se branle le haricot)
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29.06.2008
De ci, de là
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27.06.2008
Question aux hommes
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25.06.2008
Delicatessen
(un genre de traiteur, assez peu traduisible)
T'sais ? Y'a des gens bien polis.
Ceux qui te disent par exemple : «mon p'tit frère a vomis sur mon cahier». Ou alors «dsl, jé perdu mon phone, kikou lol».
Ils ont peur de dire non. Pour paraître super sympa. C'est délicat, non ?
Moi, la délicatesse, j'achète ça en paquets de 200 feuilles pour quelques euros.
Je me torche le cul avec, comme ça je sens bon de la rondelle après avoir chié. Fess'Net, ça s'appelle.
Je te recommande cet excellent produit (plusieurs parfums au choix) dont je ne me sépare jamais.
(ça fait marrer les gonzesses que j'en ai toujours dans mon sac comme une chochotte : j'ai horreur d'être merdeux)
[ça nettoie la chatte et les dessous de bras aussi, pour celles et ceux qui veulent rester polis]

Les p'tits papiers – Françoise Kucheida (paroles et musique Serge Gainsbourg]
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26.05.2008
Gloups
Très ému et tout tourneboulé.
J'avais envoyé un mail l'ADAMI à faire suivre à Marc Ogeret.
Je lui y écrivais comme j'avais été élevé dans ses chansons que j'écoute encore (merci grand frère !), les vinyls dédicacés du patrimoine familial – certains aujourd'hui introuvables en CD – une poignée de main au détour d'une allée de fête de l'Huma 99, mon respect et mon admiration pour son personnage de convictions, d'engagements et d'hommages populaires, combattants et révolutionnaires. Il constitue une part de mon champ affectif et ontologique, comme on dit chez les psys.
Je me suis aussi adressé à lui dans un but intéressé, pour lui parler de ma Didine : un p'tit coup de pouce, quelques tuyaux, des contacts ?
Enfin, je me suis dit que ça lui ferait plaisir un petit coucou.
Il a laissé un message sur mon répondeur aujourd'hui. Je ne m'y attendais pas (d'autant que je n'avais pas laissé mon numéro).
Alors, courage à deux mains et une grande inspiration pris, je l'ai rappelé.
On a un peu papoté du monde de la musique et de son univers impitoyable (les chansons n'appartiennent pas aux chanteurs, mais aux maisons de disques qui décident seules des quelles enregistrées peuvent être entendues), de lieux bénis qui ont tous fermés et de ceux qui continuent de faire vivre la chanson française en vers et contre tout, de la télé, de l'argent, de l'avenir. Je ne savais pas trop quoi dire, en fait. J'étais très intimidé. Je me suis beaucoup répété, très calme et très assuré, pour ne pas trop bafouiller. Je nous aurais surtout bien fait péter un coup de rouge et du siflard.
Il m'a donné son adresse. Je lui enverrai un CD de Sandrine, il est curieux de l'entendre.
C'est drôle la vie. Tout ça ne me ressemble pas, et j'y comprends rien de toute façon.
Aïwa… merci Monsieur Ogeret.

Merde à Vauban – Marc Ogeret [Pierre Seghers/Léo Ferré]
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23.05.2008
Non
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19.05.2008
Addenda (choisis parmi pléthore)
Elles se rendent pas compte
Grace Jones
01:40 Publié dans Tranches de lard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2008
Specialist in all styles
Ménil'. Encore. Aux Jeux de Pom.
J'y croise Ana et Lamine, forcément. Et puis la Zitouna qui me remercie encore tant que ça m'embarrasse.
Je vais faire un tour au Karton, lieu que je ne connais pas : faut que j'assure un peu mon nouveau boulot de manager. Si j'ai pris la bagnole, c'est pas pour rien.
Salah, le nouveau patron, est très sympa. On papote un peu, il me paye des coups, je lui file quelques astuces déco à pas cher (je vais lui refiler mes trouvailles d'éclairage de ciné abandonnées sur le trottoir de la brocante de la journée : juste quelques lampes et fusibles à changer, un budget de 15 euros à tout péter). Ça manque de lumière(s).
Tout est sous contrôle pour le concert de ma Didine. Je peux me déla(i)sser, enfin. (ne pas oublier de souder quelques fiches XLR dans la semaine pour la synchro vidéo-son de vendredi prochain pour Martine, la vidéaste) Je retourne aux Jeux de Pom boire une prune Coudaire (miam !).
Elle est très jolie et elle sent bon. C'est une amie de la sœur de Pom. Elle est très jeune aussi. Je l'observe à la fois avec désir et candeur.
Elle épluche le gros classeur de CD de l'endroit : «Les infos sur les CD sont peut-être obscures», lui dis-je. (ce sont des CD de compil' gravées qui portent des mentions ésotériques)
– Je peux t'aider ? tu cherches quoi ?
– Chépa, mais un truc pour danser.
– Tu t'appelles comment ?
– Marion.
– C'est un très joli prénom. Moi c'est Fabien.
– Merci ! Bonsoir Fabien.
– Alors tu veux danser ?
– Oui !
– Bon alors reviens 3 feuillets en arrière dans le classeur, y'a un truc pour toi.
– Lequel ?
– Çui où qu'y a écrit Orcherstra Baobab
– C'est quoi ?
– De la zique africaine qui remue le popotin.
– ??? connais pas.
– Tu préfères une compil' de Joy Division ? [Control]
– Euh… mais c'est quoi tous ces machins ?
– Ben y'a un truc top-chouette-banana pour remuer le derche, et d'autres un peu moins marrants.
– Alors on met ça ?
– Ben si tu veux danser, oui. Je peux te faire un bisou ?
– Miam !
Stéphane, le serveur, a envoyé la zique (sur le magnifique ampli à lampes du lieu ! je veux le même putain ! – un peu dans ce genre là, je ne me souviens plus de la marque : faudra que j'en fasse une photo un jour), mais je n'ai pas vu la petite Marion danser.
On m'a dit qu'elle s'était tirée assez vite, en fait.
Moi je croyais qu'elle voulait danser.
LES FILLES SONT PAS DES MECS BIEN.
C'qu'est bien, en revanche, c'est que l'Orchestra Baobab fait aussi des chansons mélancoliques.

Dée Moo Woor (de l'album "Specialist in all styles") – Orchestra Baobab
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13.05.2008
L'âge d'or
– Oué Zou ! t'as toujours plein d'idées !
– Merde ! ça se voit tant que ça ?
– Vas-y, fais pas ton dugland ! T'es chiant : c'est une bonne idée.
– Tu crois ? t'es sûr ?
– Quoi ? tu déconnais ?
– Nan, j'me fous pas d'ta gueule, mais j'y crois pas. C'est juste une idée, comme ça, c'est tout. Elle est peut-être très mauvaise, s'a s'trouve, en fait.
– Pourquoi ?
– Parce que j'en ai tout le temps des «bonnes idées». Et je me garde bien de les mettre en application.
– Pourquoi ?
– Parce qu'il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Et j'aime pas me tromper.
– Donc ?
– Donc on saura jamais si c'est une bonne idée. Et puis d'ailleurs on s'en fout : on fait pas le monde avec des idées.
– Ah ouais ? et avec quoi alors ?
– Avec des erreurs.
– C'est con, c'était une bonne idée…
– Ben vas-y toi ! J'te l'offre mon idée. Roule ma poule !
– Moi ?
– Ben ouais, pourquoi pas toi ?
– Ben chépa faire…
– Ah ? C'est tout ce qui t'arrête ? Tout s'apprend, tu sais. Alors ?
– Ben…
– Te fatigue pas va, je sais comment ça marche : tu préfères que ce soit moi qui bosse et me plante. Tu vois bien que c'est pas une bonne idée !

L'âge d'or – Léo Ferré
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05.05.2008
J'ai volé mon âme à un clown
Je sors du coiffeur.
Je me suis nettoyé, je sens bon ch'uis tout propre. Je me suis même rasé la gueule et taillé les poils du nez.
J'ai mon vieux ticheurte blanc mité trop petit qui me moule les côtelettes. Bref, j'me suis fait beau pour aller à la grand'ville (faut dire qu'y fait bon). Je gare ma chiotte en fer à Ménil-sur-Delanoë comme d'hab'.
- Hé !
- Ah salut Malik ! ch't'avais pas vu ! Ça roule ma poule ?
- Oué et toi blanc-bec ?
- Ava.
- On dirait que tu sors d'un jardin. (sic)
- Merde ! J'ai la gueule d'une fleur ?
- …
- Bon… ben j'vais m'prendre un p'tit jaune. À plus.

Confessions d'un never been – Hubert-Félix Thiéfaine
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